16 septembre 2012

Séparation.

J'ai prié pour un jour te reconnaître,
pour te distinguer sous les oliviers,
et me détacher ainsi des bonheurs obsolètes.

Mais tu m'a dit non. Tu as tout refusé.
Tu m'a quitté, tu m'a banni ,
et tu m'a construit une tombe faite de glaise.

Alors j'ai ris. De rage et de passion.
Pour que tu me regarde enfin dans les yeux,
et que tu me dises de nouveau non.

Non non non.
Non pour quoi ? non pour qui ?
Non pour mes yeux, non pour mon visage,
non pour ce que je ne suis pas.
Tu as tout saccagé d'un seul regard.
Ce regard ce beau regard.
Le regard des tombes,
celui des colombes sanguinolentes.
Le cris des bâtards.

J'étais là sans l'être totalement.
J'ai cessé en ce jour d'être ton amant.
J'ai ouvert mes mains,
je t'ai offert la lune,
je t'ai offert les mots,
et un bouquet de rimes.
Mais tu as tout jetté à terre,
pour que je m'en aille quérir mon frère,
qui s'est depuis longtemps suicidé.

Mais qu'importe la vie existe.
Mais moi je n'existe pas ,
qu'a tu à me dire,
puisque je ne suis plus là.
Suis je martyre,
suis je soldat,
je m'en vais seul,
sur le lit du styx,
sans l'humanité,
sans toi,
sans ce que j'ai bafoué,
je ne suis plus un homme,
ne me parle pas,
toi ma muse,
la mort a sonné ton glas.

Posté par azawad à 19:51 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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