la nébuleuse des idiots

20 septembre 2012

Le revenant.

Il fut un jour mystérieux et incertain,
où la brise portait les lettres d'hommes déchues,
quand les grands cathédrales sonnaient le toscain,
porté par la froideur de mes mains nues.

mon dieu j'étais pris d'un ennui sidéral,
Les lunes assassinés,
exaltaient le cosmos,
et les libellules dans les roses,
me rendaient fou d'ébriété.

Les fiacres descendaient dans la brume,
avec dans leurs yeux les figures des mausolées,
moi l'éternel esprit taciturne,
qui finit par tout emporter.

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19 septembre 2012

Déchéance.

Je nage dans les limbes,
l'orgueil s'agrippe à mon esprit,
le chant des morts plane sur les tourelles endormies.
je n'ai plus rien à craindre.

Tu te lèves dans la nuit,
comme une ode sensorielle,
dans tes yeux des merveilles,
qui tuent mon âme éternellement aigrie.

Les mousses de songes,
les paradis artificiels,
mes pensées se lovent,
sur les hauteurs des firmaments,
je te vois naitre,
sur ma vie,
cette sainte mère,
qui balaye tout d'un seul cris.

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Muse !

Tu apparais les jours de décembre captive et innocente,
les brises diluviennes me portent jusqu'à tes lèvres,
l'idéal sensoriel exhorte les passions,
et les cheyennes faites de chrysanthèmes,
engendre une ovation.

Tu apparais les soirs de juin,
 douce et innocente,
je chante une ode éphémère,
plus loin sur la cime des astres,
ton regard se pose sur les débris du monde,
tu meurs profondément,
pour renaitre dans les matins de brume.

Les longues après midi passées au chevet de l'automne,
quand tu te montres avec ta robe qui se dérobe,
sur les lacs gêlés d'amertume et d'aliénation,
je t'embrasse passionément,
et brise ainsi ton inaction,
et tes pieds tombent sur le sol,
comme une statue morte,
sur le ciel bleu de corinthe.

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18 septembre 2012

Paysage.

Gente démesure,
je demeure entre vos bras languissants,
l'amour peuplé d'azur,
me glisse des mots façonnés par le temps.
le vers se décline longuement,
soufflés du verbe des martyres,
qui s'envole pressement.

Mais ont ils oublié qui ils étaient ces princes du tartare,
ces monstres avec leurs veines désobligeantes et leur esprit liquéfié,
ils chantent une ode à la pucelle sous les oliviers,
quand vient mourir la frêle hirondelle sur son arbre haut perché !

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16 septembre 2012

Séparation.

J'ai prié pour un jour te reconnaître,
pour te distinguer sous les oliviers,
et me détacher ainsi des bonheurs obsolètes.

Mais tu m'a dit non. Tu as tout refusé.
Tu m'a quitté, tu m'a banni ,
et tu m'a construit une tombe faite de glaise.

Alors j'ai ris. De rage et de passion.
Pour que tu me regarde enfin dans les yeux,
et que tu me dises de nouveau non.

Non non non.
Non pour quoi ? non pour qui ?
Non pour mes yeux, non pour mon visage,
non pour ce que je ne suis pas.
Tu as tout saccagé d'un seul regard.
Ce regard ce beau regard.
Le regard des tombes,
celui des colombes sanguinolentes.
Le cris des bâtards.

J'étais là sans l'être totalement.
J'ai cessé en ce jour d'être ton amant.
J'ai ouvert mes mains,
je t'ai offert la lune,
je t'ai offert les mots,
et un bouquet de rimes.
Mais tu as tout jetté à terre,
pour que je m'en aille quérir mon frère,
qui s'est depuis longtemps suicidé.

Mais qu'importe la vie existe.
Mais moi je n'existe pas ,
qu'a tu à me dire,
puisque je ne suis plus là.
Suis je martyre,
suis je soldat,
je m'en vais seul,
sur le lit du styx,
sans l'humanité,
sans toi,
sans ce que j'ai bafoué,
je ne suis plus un homme,
ne me parle pas,
toi ma muse,
la mort a sonné ton glas.

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Les jours se dérobent sous mes pieds,
la frêle inconstance se lie à mon échine,
les désastres humains et cérébraux,
dans les déserts noirs et fébriles,
les amens de constantine,
et la luxure des mots ,
un peu plus loin près de l'abîme.

La calme impassible des communiantes,
les miroirs brisés des désirs,
et le souffle asphyxié des bruyères en fleurs,
le sourire des connifères,
le calme de juin,
les baisers volés par delà les chemins,
les fleurs légères, les opalines,
sur ton corps lisse,
l'impénétrable, les améthystes sur ton échine harmonieusment courbée,
les pleurs, les rires, la vie troublée par delà les injonctions de la terre.

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14 septembre 2012

hallucination

Les loups des minéraux se lovent sur l'albâtre poussièreux,
les chiens maladifs se crispent d'amertume,
les fenêtres jaillissent comme des tours portées aux cieux,
et les amours faiblissent dans le monde qui s'émeut.
Les plaintives communiantes chassent le ciel de la main,
se pendent à l'office comme les algues perdues d'une autre ère,
les sentiments bleus des catharsis mielleux et moribonds comme les chênes qui pleurent les lendemains de guerre,
c'est ainsi que je meurs allonger dans les cieux cosmos libre et éphémère.

Posté par azawad à 23:34 - Commentaires [0]

calice

Qu'a tu toi qui dors sur les lunes des astres,
je t'entends fièrement nébuleuse cicatrice,
tiens en ton poing ma fleur de lys,
pour que neptune me tienne et me rassure.

L'éloge des manants près des gares effondrées,
l'aumône ainsi quémandée,
donne aux mots leurs fières allures,
quand le vent brise les impalpables voilures,
moi digne dieu qui n'a jamais existé.

Les brises glaces solitaires et fièvreux,
idôlatre guerre des faux alleux,
j'hume l'air des délicatesses éteintes,
lune des cieux mortuaire plainte.

Posté par azawad à 23:20 - Commentaires [0]

Le dernier jour

A t'entendre on aurait dit que j'allais briser les coques des bateaux,
que je serai dans tes yeux voleur d'insouciance,
rectifiant les mots bleus,
dans une fière lumière périssable.

A t'entendre il ne me reste que quelques jours à vivre,
par delà les fleuves lactescents,
au dessus des plus belles pyramides,
par delà les chemins enivrants.

Je vis comme un moine antique sur les cimes entières et désolées,
moi l'être fragile , le fou aliéné.

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Les femmes

Regarde comme elles se complaisent les gentes dames à cier pour tout et pour rien,
comme elles sont solaires et puériles,
comme elles ont cette flamme divine,
lorsque je me demande ce qu'elles feront demain.

Je leur place une rose , une belle rose dans les cheveux,
et elles rient aux éclats comme les orphelins aliénés,
comme la citadelle que je n'ai pas encore briser,
rien ne me touche rien ne m'émeut.

Elles courent après les cigales qui sautent sur les acacias,
comme si l'innocence du monde,
avait atteint ces nymphes fécondes,
je les contemple et je reste coi.

Posté par azawad à 15:50 - Commentaires [0]